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 Le système lagunaire du Vaccarès | Pôle-relais lagunes méditerranéennes

Le système lagunaire du Vaccarès

Présentation / Activités / Faune - Flore / Gestion

Mise à jour le 08/01/2016

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Présentation

Couvrant plus de 13000 ha au cœur de la Camargue, la Réserve Naturelle Nationale de Camargue comprend l'étang du Vaccarès et deux « étangs inférieurs » (Lion et Dame) : elle fait partie des plus grandes réserves de zones humides d'Europe. Son vaste territoire de milieux naturels sauvages constitués d’une mosaïque d’étangs, de lagunes, dunes vives et fossiles, plages et sansouires d'un seul tenant, est situé sur les communes d'Arles et des Saintes Maries de la mer, et bénéficie d'une protection intégrale.

Sa gestion est assurée par la Société Nationale de Protection de la Nature depuis 1927.

Le système Vaccarès recouvre aussi les étangs des Impériaux (Impérial et Malagroy), propriété du Conseil Départemental des Bouches du Rhône et l’étang privé du Fournelet.

L'originalité et l'intérêt patrimonial international de la Réserve Naturelle Nationale de Camargue résident dans la diversité de ses habitats et de ses espèces, ainsi que dans son fonctionnement écologique. Diversifié dans l’espace et dans le temps, le site est largement mis en eau par les pluies d’automne et d’hiver et par le drainage rizicole estival.

La présence ou l’absence de sel dans l’eau ou le sol conditionne les milieux camarguais, divisés en deux catégories : halophiles (du grec halos, sel et philein, aimer) et non-halophiles. Sous son apparente sécheresse, la sansouire est un milieu très accueillant pour la faune et la flore, et constitue des immensités plates et désertiques entre la mer et les lagunes. Sa végétation est verdoyante, en touffes denses et éparses. En été, ce paysage est des plus arides, il s’inonde en hiver, pour renaître en vasières au printemps et à l’automne. Si ces vastes espaces ont pu rester aussi sauvages, c’est que les tempêtes marines et les crues du Rhône rendaient ces milieux particulièrement inhospitaliers avant la construction des digues (du Rhône et de la mer).

Etang du Vaccarès (Photo : S. Befeld / SNPN)

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Activités

L’histoire de la protection du système lagunaire du Vaccarès remonte au début du siècle dernier, lorsque la Société Nationale de la Protection de la Nature crée la Réserve zoologique et botanique de Camargue en 1927 sur une partie de l’immense territoire des Salins du Midi. Cette protection est motivée par l’opportunité de mettre en place une zone tampon destinée à calmer la concurrence entre saliniers (qui pompent de l’eau de mer) et agriculteurs (qui pompent de l’eau du Rhône).

En 1975, la Compagnie des Salins du Midi vend à l’Etat 13 118 hectares qui deviendront Réserve Naturelle Nationale par arrêté ministériel.

Depuis cette date, les activités de la SNPN sur le système Vaccarès sont résolument tournées vers la protection de la nature et le suivi scientifique qui constituent une mission prioritaire, dont l'objet et les modalités sont fixés par arrêté ministériel.

Mis à part l’usage scientifique et les services rendus par les écosystèmes (vis à vis des inondations, élévation du niveau de la mer, etc.), le seul usage existant sur la réserve est le tourisme. Une politique expérimentale d'accueil, de sensibilisation et d'éducation menée depuis 40 ans dans cette réserve dite "intégrale", permet la coexistence de milliers d'oiseaux et de visiteurs sur des espaces sensibles.

Trois espaces d'accueil aménagés pour les visiteurs sont localisés dans la réserve, près du Vaccarès, ils accueillent environ 40 000 visiteurs par an :

  • La Capelière : porte d’entrée de la réserve et lieu d’accueil et d’information générale. Ouvert toute l’année, exposition permanente et un sentier thématique.
  • Salin de Badon : trois sentiers sur 4.5 km pour observer les oiseaux. Ouvert toute l’année avec une autorisation d’accès délivrée à la Capelière.
  • Digue à la mer – Phare de la Gacholle : un lieu de randonnée de 15 km à pied ou à vélo ; Point d’information au phare avec un observatoire et une exposition. Ouvert le week-end et vacances scolaires.

La plage et la Digue à la Mer sont également très prisées pour des balades à pieds ou en vélo. A l’exception de l’estran, la pénétration et la circulation des personnes et des animaux domestiques sont interdites sur tout le territoire de la réserve.

Observatoire de Salin de Badon (Photo : S. Befeld / SNPN)

 

99% du territoire de la réserve est constitué d’habitats communautaires dont 69% considérés comme habitats prioritaires comprenant pour une très large part les lagunes sur près de 9 000 ha (étangs du système Vaccarès et lagunes littorales). Les pelouses à thérophytes méditerranéennes mésothermes couvrent 115 ha : il s’agit essentiellement des «montilles», dunes fossiles arasées d’une grande richesse floristique. Les dunes littorales à Juniperus couvrent 64 ha : ce sont les fameux «Bois des Rièges», cordon dunaire fossile colonisé par un boisement de Genévriers de Phénicie multi-centenaires. Les steppes salées du littoral couvrent 10 ha : il s’agit de pelouses à saladelles d’arrière-dune où l’on trouve en particulier l’espèce protégée Limonium gerardianum. D’autres habitats tels que les roselières, les marais d’eau douce ou les mares temporaires sont aussi bien représentés.

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Faune - Flore

L’originalité et l’intérêt patrimonial international de la Réserve de Camargue résident dans la diversité de ses habitats et des espèces qui les occupent, ainsi que dans son fonctionnement écologique.

On dénombre 283 espèces d’oiseaux dont 269 d’intérêt patrimonial. Quelques espèces clés présentent, aujourd’hui, un enjeu majeur dans la gestion : le Leste à grands stigmas, la Diane, le Pélodyte ponctué, l’Ail petit Moly, le Lys des sables, le Chardon des sables, le lapin de Garenne, les canards hivernants …

Le patrimoine naturel de la Réserve de Camargue en quelques chiffres :

  • 66 %  de la superficie en habitats d’intérêt prioritaire.
  • 34  plantes protégées au niveau régional ou national et 57 inscrites sur les Listes Rouges (7 sur LR nationale et 57 sur LR régionale).
  • 283 espèces d’oiseaux observées entre 2005 et 2015 dont 269 d’intérêt patrimonial.
  • 256 000 : effectif moyen d’oiseaux d’eau hivernants entre 2010 et 2015 (cumul septembre à janvier).
  • 1 760 espèces d’insectes et 189 d’araignées.
Flamants roses (Photo : S. Befeld / SNPN)
Chevaux dans la Sansouire
(Photo S. Befeld /SNPN)
Echasses blanches à la Capelière
(Photo : S. Befeld / SNPN)

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Gestion

Objectifs et Enjeux de la RNN de Camargue

Le plan de gestion de la Réserve Naturelle Nationale de Camargue est l’outil à la base de la gestion. Validé par un Conseil Scientifique et un Conseil de Direction (présidé par le Sous-préfet), puis par le CSRPN, il est renouvelé tous les cinq ans. Il définit notamment les enjeux et les objectifs à long terme qui pourront ensuite être déclinés en opérations à mettre en œuvre pour une gestion optimale de la réserve.

Objectif global à long terme :

« Conserver ou retrouver l’expression optimale des potentialités naturelles des biocénoses de la réserve sur l’ensemble de son territoire »

Il se décline en cinq objectifs à long terme :

A.  Maintenir la bonne qualité de la gestion quotidienne de la structure.

B. Parvenir à une connaissance actualisée plus pertinente des peuplements, dans leur composition et dans leur fonctionnement, avec une priorité aux espèces et habitats à fort intérêt patrimonial ainsi qu’aux espèces invasives.

C. Favoriser un fonctionnement hydrosalin extensif en accord avec les exigences des espèces et des habitats, permettant une adaptation progressive aux changements globaux. Cet objectif regroupe des aspects qualitatifs (qualité de l’eau) et quantitatifs (cycle des eaux).

D.  Améliorer l’adaptation de nos moyens de gestion aux changements institutionnels ou environnementaux de niveau global ou local.

E. Affirmer un positionnement clair et partagé au sein des instances locales et nationales en charge de la gestion conservatoire de la biodiversité en Camargue.

Association gestionnaire : SNPN

Depuis 1854, la Société Nationale de Protection de la Nature, association à but non lucratif reconnue d'utilité publique. Elle agit de façon active pour la sauvegarde des espèces et des milieux menacés :

  • elle organise des stages, des conférences, des sorties naturalistes, des chantiers nature.
  • elle publie deux revues (Le Courrier de la Nature, La Terre et la Vie) et édite divers documents (affiches, brochures ...).
  • elle gère deux réserves naturelles : celle de Grand Lieu (Loire-Atlantique, 2700 ha) et celle de Camargue (13200 ha).
  • elle est également engagée dans la protection des zones humides (RAMSAR, représentant CESP, inventaires des mares d’Ile-de-France, actions en faveur du sonneur à ventre jaune, édition de « Zones Humides Infos »…)

www.snpn.com

 

Partenaires de la Réserve de Camargue.

La Direction Régionale de l’Environnement finance la plus importante partie du budget en fonctionnement et en investissement.

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur participe financièrement au programme d’accueil du public, depuis 1994 pour l’investissement et depuis 1999 pour le fonctionnement.

La Direction Régionale Jeunesse et Sports subventionne en partie les chantiers de bénévoles réalisés tous les été.

Le diplôme du Conseil de l’Europe, attribué à la réserve de Camargue en 1966, est renouvelé depuis cette date tous les 5 ans à la suite d’une inspection.

 

  • Acteur(s) :

Anaïs CHEIRON

Directrice de la RNN de Camargue

commissionnée

Silke BEFELD

Chargée de mission scientifique

 

Benjamin BRICAULT

Chargé de mission scientifique

commissionné

Yves CHERAIN

Chargé de mission scientifique

commissionné

Catherine DUBUIS

Technicienne d’accueil

 

Mireille GIBERT

Secrétaire de direction

 

François LESCUYER

Garde technicien

commissionné

Laurence MOYNE

Hôtesse d’accueil

 

Véronique PALIARD

Technicienne

 

Philippe VANDEWAL

Chargé de mission scientifique

commissionné

 

  • A consulter
 
 

Fiche Site Ramsar (Portail national zones humides)

Cap sur la Camargue (Portail national zones humides)

 

 

Photos : S. Befeld / SNPN - Réserve de Camargue

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